Le soleil venait de se coucher. Après m'être mise en pyjama je me fourrais sous mon lit prête à rejoindre Morphée et ses amis. Dans la maison plus un bruit sauf le « tic tac, tic tac« , de l'horloge du salon qui résonnait dans chaque pièce. Le bruit m'endormis. Et bientôt même mon souffle devint inaudible.
Je me retrouvais à errer dans les rues d'une ville inconnue, il faisait froid. Partout les gens étaient emmitouflés dans de grand manteau de fourrure alors que moi j'avais seulement une veste en cuir sur les épaules. Je grelottais. Continuant à marcher, je cherchais des yeux, un magasin succeptible de me fournir un manteau. Au milieu de la sixième rue que je prenais, je trouvais un grand magasin de vêtements. Je m'y engouffrais et me détendit à la sensation de chaleur que procurait le chauffage. Je marchais dans les rayons à la quête d'un bon manteau et enfin trouvais mon bonheur. Après avoir fait plusieurs essais je choisis un court, m'arrivant au niveau du bassin fait de fourrure grise. Parfait je me dirigeais vers la caisse quand, tout à coup, je m'arrêtais brusquement. Zut, flûte et rezut , je n'avais pas une seule pièce sur moi. Mais je ne pouvais pas ressortir dans le froid sans rien sur le dos. Je posais discrètement mon ancienne veste sur un siège, enfila mon nouveau manteau et marcha à pas de loup vers la sortie, l'air de rien. Mon c½ur battait la chamade, mes mains tremblaient. J'espérais qu'on ne remarquerais rien. Au moment de sortir du magasin, l'alarme se déclencha. Mon c½ur ne fit qu'un bon, je vis aussitôt débarquer les deux vigiles et prenant mes jambes à mon cou je sortis du magasin en trombe, comme une voleuse (ce que j'étais devenue d'ailleurs ). Un des deux garde me suivait en courant. A force de me dépêcher, la chaleur m'envahit et tout à coup je n'avais plus du tout besoin de manteau mais je savais que dès que je ralentirais je tremblerais de froid à nouveau. Je passais à la vitesse supérieure voyant qu'il me rattrapait. Toutes ses années d'athlétisme n'avait pas servies à rien. Sans m'en rendre compte je sortis de la ville et ne m'aperçu pas qu'il ne me pourchassait plus. Au bout de 5 minutes encore de course, j'osais un regard derrière moi, me disant que si il me suivait encore, je me laisserais attraper tellement je n'avais plus de souffle. M'apercevant qu'il n'y avait plus personne je ralentis. Je repris difficilement ma respiration. Je me rendis enfin compte que tout autour de moi, il y avait de la neige, des flocons et du givre. Rien de plus. Pas même une route, une maison ou un panneau pour m'indiquer le chemin. J'eu soudain une peur terrible, je me sentis perdu au milieu de cet océan blanc. Je décidais finalement de marcher tout droit. Je trouverais bien une maison, ou un village au bout d'un moment. Après trois quart d'heure de marche je vis apparaître deux ou trois grands sapins blancs. Puis tout là-bas, à cinq cents mètres de là, une petite maisonnette. Je courus le plus vite possible et arrivant devant la demeure, frappais à la porte. J'entendis un léger « entrer » et mon c½ur parut au bord de l'émerveillement. Enfin ! Je n'étais plus seule ! J'ouvris la porte et me retrouvais dans une petite salle à manger, pas plus grande qu'une chambre mais meublé joliment. Une dame assez âgée se trouvait assise sur l'une des chaises entourant la table. Elle me sourit gentiment. Je lui dis timidement bonjour et lui demandais si elle pouvait m'indiquer ou se trouvait le prochain village. Elle m'expliqua le chemin à suivre puis se releva péniblement et marcha en boitant jusqu'à ce qui me semblait être la cuisine. Elle revint avec un petit panier contenant une miche de pain et une grande bouteille en verre remplie de café. Elle me tendit le tout en me disant que j'en aurais besoin si je ne voulais pas mourir de faim ou de froid. Je la remerciais encore et encore et ressortis de la maison. Je pris le chemin indiqué et me remis à marcher. Au bout de peu de temps, je rentrais dans une forêt comme me l'avais précisé la vieille dame. Ouf je n'étais pas perdu... du moins pas encore. La nuit commençait à tomber et je du me trouver un endroit ou dormir. Je n'étais pas du tout rassurée. On m'avait raconter tellement d'histoire à propos des animaux qui rodaient dans ces lieux. Je ne le savais pas encore mais j'avais raison de m'inquiéter. Au petit matin j'étais encore entière et poussa un soupir de soulagement. La nuit avait été longue et le lit improvisé que j'avais conçu dans un vieux tronc avait été très peu confortable. Je me servis un peu de café pour me réchauffer et un morceau de pain. Quand le soleil fut complètement levé et commença à nous éclairer de ses rayons glacés , je me remis en route. J'avais encore plus froid qu'hier. Même en marchant je tremblais et à cause de ça trébuchais souvent. Les heures défilèrent et je ne voyais toujours pas le bout du chemin. Un craquement sourd retentit derrière moi et je me figeais. Tout doucement je me retournais pour ne finalement rien apercevoir. Je haussais les épaules et me remis en marche quand, quelques pas plus tard, un deuxième craquement, à ma gauche cette fois, se fit entendre. Tout à coup, jaillissant de nul part trois énormes loups blancs débarquèrent autour de moi. Les babines retroussées, les yeux affamés, je savais que je n'avais aucune chance. Je balançais le panier dans la tête d'un des loup qui, sur le coup, fut assommé directement. Je saisis que dans quelques minutes il retrouverait ses esprit. Un de moins, il n'en restait plus que deux. Mais même contre deux loups je n'avais aucune chance. L'un voulu m'attaquer et je lui mis un coup de pied dans le ventre qu'il n'est pas près d'oublier. Je me mis à courir le plus vite possible pour échapper à la mort. Malheureusement pour moi, les tremblements continuaient et avaient même redoublés suite à la peur. Quelques mètres plus loin je me pris les pieds dans une racine et je m'écroulais par terre. Si j'avais pu, j'aurais maudit l'arbre pendant des heures et des heures mais j'eu juste le temps de me retourner pour voir le dernier loup sauter sur moi, gueule ouverte, crocs aiguisés, prêt à me déchiqueter. Je n'eu même pas le temps de crier.
Me relevant brusquement je me rendis compte que la forêt avait disparu. Plus rien était effrayant. Plus aucune sensation de froid, juste la chaleur des draps qui avaient remplacés la couverture. J'étais secouée de tremblement tellement le rêve avait été effrayant. Je me relevais en trébuchant et ouvris la fenêtre. Un froid glacial s'engouffra dans ma chambre et je frissonnais ce qui me rappela mon rêve. Puis je poussais les volets. Je restais comme une statue face à ce que je voyais. Nous étions en plein mois d'Août et dehors, il neigeait.
By Camiille